REPÈRES

Lecture littéraire 
 

École
Cycle 3


PRÉSENTATION
Lien avec les programmes

REPÈRES
Spécificités du genre
Une lecture pour l'enfance
Un genre qui s'adapte
Repères éditoriaux
Lecture littéraire

EN PRATIQUE
Choix d'un roman policier
Mise en réseau de titres
Travaux d'enfant
Entrée en lecture
Étude d'une ouvre intégrale
Projet d'écriture longue

POINT DOC
Bibliographie enfants
Bibliographie enseignants
Sur le Web
Des pages pratiques

Plan du dossier

À propos

 

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Construire un protocole de lecture avec les élèves
La lecture d'un genre aussi marqué que le policier repose sur un protocole spécifique qui se construit. Le jeune élève a tendance à lire une seule fois, de façon linéaire, en passant trop rapidement sur ce qui est par exemple un indice et qui nécessite un retour en arrière : le code du polar n'est jamais acquis une fois pour toutes.
Il importe donc de mettre en ouvre des pratiques de lecture adaptées au fonctionnement du roman policier sans placer l'élève devant des « questions de lecture » anecdotiques, témoignant de prise d'information et non d'interprétation. Le questionnement invitera l'élève à mettre en relation les informations par rapport à la résolution de l'énigme, à construire du sens au-delà de ce qui est littéralement écrit, à percevoir la logique policière et ses rouages...
Chaque texte étudié requiert ses modalités de questionnement ; cependant, les apports de didacticiennes comme Jocelyne Giasson et Catherine Tauveron aident les enseignants à construire un questionnement de texte littéraire.
Travailler sur l'intertextualité
Le roman policier crée les conditions d'un travail intertextuel qui motive les enfants. Tout texte s'écrit en relation avec d'autres textes. Les programmes de cycle 3 recommandent les mises en réseau de livres afin d'élargir la culture littéraire de l'élève : le roman policier se prête bien à ce travail. Les enseignants construiront des réseaux à l'intérieur du genre pour comparer les détectives ou les victimes, les lieux... et des réseaux favorisant la comparaison de récits appartenant à des genres différents (voir « En pratique »).
Il n'est pas nécessaire que l'élève possède a priori toute la culture mobilisée dans un texte qui renvoie implicitement à d'autres textes. En revanche, il importe de jouer des interactions dans la classe pour pointer comment un événement du roman résonne avec un fait culturel. Le maître est garant de cette culture que, au besoin, il aide à construire en apportant des documents.

« John Chatterton détective »
© L'École des Loisirs

L'album d'Yvan Pommaux, John Chatterton détective, joue de cette intertextualité en citant indirectement des contes comme Le Petit Chaperon rouge, Le Petit Poucet et le cinéma américain...

Les élèves repèrent d'eux-mêmes de nombreuses connivences culturelles, ce qui les rend attentifs à celles qu'on leur signale.
Favoriser le débat interprétatif
De nombreuses publications didactiques (voir « Point doc ») aident l'enseignant à construire un enseignement explicite de la lecture littéraire. Le débat interprétatif convoqué dans les nouveaux programmes du cycle 3, associant lecture et oral, sera souvent requis à propos du roman policier. Les indices, par exemple, qui conduisent souvent à de fausses pistes du coupable, doivent nécessairement être interprétés et réinterprétés par le lecteur détective. Or la classe, ensemble de lecteurs hétérogènes, sera le théâtre de discussions multiples que l'enseignant conduira selon les axes propres au déchiffrement de l'énigme.

Le roman policier mobilise donc des modalités de lecture qui sont propres à ce genre narratif mais qu'il convient d'adapter aux subtilités des différents scénarios rencontrés.

 
© CRDP d'Auvergne / CNDP - Thém@doc - Le roman policier
Décembre 2002 - Tous droits réservés. Limitation à l'usage non commercial, privé ou scolaire.